La présence phénicienne dans l’Europe antique

Peuple de langue sémitique du Liban actuel avec d’excellents navigateurs, les Phéniciens furent les premiers à fonder des comptoirs commerciaux importants en Méditerranée Occidentale et en Sicile, la plupart entre 1100 et 800 avant notre ère. Cadix fut sans doute leur plus ancienne fondation en Europe Occidentale et de manière plus générale, la plus ancienne ville de ce sous-continent. Leur présence y est donc très antérieure à celle des Grecs et surtout des Romains. En Europe ils occupèrent aussi une grande partie de l’île de Chypre et Malte. Certains de leurs établissements sont devenus des villes modernes européennes aujourd’hui : je mentionnerai ici les plus importantes. On peut ajouter que Barcelone, d’abord village ibère, n’est devenue importante qu’après sa conquête par les Carthaginois. Carthagène a été fondée en 227 avant notre ère lors des guerres contre Rome.
« Le mouvement migratoire se transporte d’emblée au plus loin : au-delà des Colonnes d’Hercule (détroit de Gibraltar). Cela répond à un objectif stratégique : s’emparer du contrôle de tout le commerce entre l’océan Atlantique et la Méditerranée. Vers -1100, une colonie s’installe à Lixos, sur la côte atlantique marocaine, près de Larache, et une autre en Europe à Gades (Cadix). Un troisième établissement est créé dans le nord de la Tunisie actuelle, à Utique, près de Tunis. Ce ne sont au début que des villages insignifiants, mais ça deviendra des villes très importantes au bout de quelques siècles. Le nombre de nouvelles colonies phéniciennes créées vers -800 est impressionnant, surtout sur les côtes du Maghreb. En Europe, Malte, un tiers occidental de la Sicile, le sud de la Sardaigne, les îles Baléares deviennent phéniciennes. Les Phéniciens fondent notamment Panormos (Palerme), Lilybée (Marsala), Drépane (Trapani), Caralis (Cagliari), Olbia (Terranova), Ebusos (Ibiza), Polentia (Pollensa)… Les côtes du sud et de l’Est de l’Ibérie (Espagne) se remplissent aussi de comptoirs sidoniens ou tyriens dont Sexi (Almunecar), Abdère (Adra), Baria (Villaricos), Tarseion, Lucentum (Alicante)… » (extrait de mon livre ‘Langues et origines des peuples de l’Europe antique’).

Pour lire la page du livre chez l’éditeur, cliquer sur le lien :
https://www.atramenta.net/books/langues-et-origines-des-peuples-de-leurope-antique/581
Pour illustrer, je propose une carte perso de la péninsule ibérique au 3ème siècle avant notre ère. Les comptoirs commerciaux phéniciens sont inscrits en bleu.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s