Un sonnet de Philippe Desportes

Un poème extrait du tome 4 de mon anthologie poétique perso.
Desportes y explique pourquoi il voulait prendre à sa Muse du moment UN BAISER NON CONSENTI et sa sage décision finalement d’y renoncer !

Cliquer pour lire cette anthologie en lecture libre sur le site Atramenta :

https://www.atramenta.net/lire/tome-4-des-poemes-de-la-seconde-moitie-du-16eme-siecle/85594

Philippe DESPORTES (1546–1606) :

Le baiser

Ah ! mon Dieu, je me meurs ! Il ne faut plus attendre
De remède à ma mort, si, tout soudainement,
Phyllis, je ne te vole un baiser seulement,
Un baiser qui pourra de la mort me défendre.

Certes, je n’en puis plus, mon coeur, je le vais prendre,
Non ferai ! Car je crains ton courroux véhément.
Quoi ! me faudra-t-il donc mourir cruellement
Près de ma guérison qu’un baiser me peut rendre ?

Mais la ! Je crains mon mal en pourchassant mon bien.
Le dois-je prendre ou non ? Pour vrai je n’en sçais rien.
Mille débats confus animent ma pensée.

Si je retarde plus, j’avance mon trespas.
Je le prendrai. Mais non. Je ne le prendray pas.
Car j’aime mieux mourir que vous voir courroucée.

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