Yanomami, une grande nation amazonienne

Je vous présente un extrait de mon livre en préparation sur les peuples autochtones d’Amazonie.

« Les Yanomami seraient environ 40 000 aujourd’hui. Ils ont longtemps vécu isolés dans la forêt, à l’écart des fleuves car ils ne pratiquaient pas la navigation. Ils ne se déplaçaient jamais loin de leur village même pour la chasse ou la cueillette en forêt. Ils abandonnaient ces habitations tous les trois ans environ pour aller en fonder de nouvelles ailleurs. Ils étaient belliqueux autrefois, les guerres entre tribus étaient nombreuses. Ils utilisaient le curare et pratiquaient parfois l’anthropophagie. Depuis leurs premiers contacts assez récents avec des Blancs ils subissent facilement des épidémies, ce qui complique leur existence. Leur territoire n’est pas reconnu par l’État brésilien ce qui facilite les incursions de colons. Certains de leurs groupes vivent au Venezuela. Bien que quelques-unes de leurs tribus aient aujourd’hui disparu, leur pays est encore immense actuellement. Il est constitué de plaines mais aussi de montagnes boisées. C’est depuis quelques décennies seulement qu’ils fréquentent notamment les rives des fleuves et qu’ils acceptent plus facilement les contacts avec des Blancs, dont des missionnaires. Ils vivent en communauté dans de très longues maisons circulaires et dorment sur des hamacs. Les hommes chassent au curare tandis que les femmes cultivent des légumes dans des jardins, elles pratiquent également la cueillette de plantes comestibles. La pêche ne joue qu’un rôle secondaire dans l’alimentation. Les Yanomami adorent les nombreux esprits de la forêt et les chamanes, usant d’une drogue réservée à cet effet, entrent en contact avec eux lors de cérémonies spéciales pour les invoquer. » Le chamane Davi Kopenawa les décrit ainsi :
« Seuls ceux qui connaissent les xapiripë peuvent les voir parce qu’ils sont très petits et brillent comme des lumières. Il y a énormément de xapiripë, des milliers, comme des étoiles. Ils sont beaux, décorés avec des plumes de perroquets, peints avec du roucou (pâte rouge extraite d’une baie). D’autres ont des boucles d’oreille et sont peints en noir. Ils dansent très bien et chantent différents chants. »

« Encore peu connue et sans écriture, la langue des Yanomami est parfois considérée comme un idiome particulier du groupe linguistique macro-chibcha ou encore comme un isolat. Certains linguistes pensent qu’il existerait au moins deux langues différentes chez ces tribus, indépendamment des divers dialectes locaux. Les Yanomami utilisaient aussi un langage des signes pour communiquer entre eux sans être entendus dans la forêt, lors de chasse ou de la préparation d’un combat. »

Pour illustrer, une carte perso des peuples autochtones de ces régions.

4 réflexions au sujet de « Yanomami, une grande nation amazonienne »

      1. Merci. Je n’ai pas trop revu et retravaillé ces livres numériques en lecture libre. Mais j’y résume donc l’information que j’ai pu réunir sur ces sujets au cours de mes lectures pendant de nombreuses années. Je rédige avec plus de soin et d’attention mon livre en préparation sur les peuples autochtones d’Amazonie mais lui ne sera pas en lecture gratuite et par conséquent il sera référencé sur les sites de vente (comme Amazon) et il pourra être commandé en librairie au format papier, contrairement aux deux petites oeuvres dont je vous ai donné le lien pour accéder à leur lecture sur le site d’Atramenta

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